Le tire lait

Le tire lait

C’est un appareil qui permet d’extraire le lait du sein d’une femme qui allaite.
On peut commencer à utiliser un tire-lait dès la montée de lait, c’est-à-dire quelques jours seulement après la naissance de bébé.

Pour tirer votre lait, vous pouvez opter pour un tire-lait manuel ou un tire-lait électrique. Pour vous aider à faire votre choix, voici les principaux avantages et inconvénients des deux options :

Le tire-lait manuel

Le tire-lait manuel est le plus simple d’emploi, discret, léger et… moins bruyant que le tire-lait électrique.
Vous pouvez l’utiliser quasiment n’importe où. Le tire-lait manuel est cependant un peu plus fatigant à utiliser puisqu’il faut pomper le lait à la main.

Le tire-lait électrique

Il est plus rapide, plus reposant à utiliser et plus efficace pour la lactation. Si vous disposez de peu de temps ou de peu de patience, c’est peut-être la solution vers laquelle vous devrez vous tourner.

Petit bémol : vous ne pourrez pas l’utiliser partout car vous il vous faudra être à proximité d’une prise électrique.
Son plus : le tire-lait électrique existe dans une version à double pompage. Il permet de recueillir le lait des deux seins simultanément permettant ainsi un réel gain de temps. Il en existe des petits, indolores et presque silencieux !
Vous choisirez donc votre tire-lait en fonction de vos impératifs : temps, présence d’une prise électrique, obligation de déplacement, douleurs ressenties, etc.
Que vous optiez pour le titre lait électrique ou manuel, vous aurez besoin de quelques accessoires supplémentaires en plus du tire-lait : notamment des sachets plastiques et des pinces de fermeture, afin d’entreposer et d’utiliser ultérieurement votre lait dans les meilleures conditions.

Faut-il préférer l’achat ou la location du tire-lait ?

Vous pouvez choisir d’acheter votre tire-lait, dans ce cas, il ne vous sera pas remboursé par la Sécurité sociale.

La location du tire-lait se fait très simplement auprès de votre pharmacien. Le coût de la location d’un tire-lait électrique est assez élevé, cependant vous pouvez être remboursée.

Pour la location de votre tire-lait, demandez une ordonnance à votre médecin généraliste, pédiatre. Vous serez alors remboursée complètement des frais de location du tire-lait chaque semaine : soit environ 12 € par semaine en province, et autour de 15 € en région parisienne. En cas de dépassement de tarif, il est probable que votre mutuelle prendra en charge la partie restante.

Le recours au tire lait

Le recours au tire lait est indiqué ou conseillé ?

  • Lorsque bébé est né avant terme, prématuré ou de faible poids. Si le nouveau-né n’a pas la force pour téter le sein, il est parfois utile de tirer son lait afin de lui donner au biberon ou par une sonde gastrique. Le tire-lait stimule la lactation qui ne sera pas interrompue et pourra donc répondre aux attentes de bébé lorsque celui-ci aura la force pour téter sa maman.
  • En cas d’engorgement. La surproduction de lait qui provoque l’inflammation du sein, peut être supprimée en vidant le sein grâce au tire-lait. Le lait excédent pourra alors être congelé pour être donné à bébé plus tard.
  • Lorsque bébé n’arrive pas à téter seul.
  • Lorsque bébé est hospitalisé, le tire-lait stimulera et entretiendra la lactation jusqu’au retour de bébé à la maison. Pour cela, l’idéal est de tirer son lait environ 6 à 8 fois par jour (24 heures).
  • Pour entretenir la lactation pendant une pause momentanée de l’allaitement maternel. Lors de la prise d’un traitement médicamenteux de la maman.
  • Lors de la reprise du travail. Si vous continuez à allaiter, vous devrez tirer votre lait une ou deux fois par jour.
  • Pour avoir d’avance quelques biberons de lait maternel. Ainsi vous pouvez sortir et votre lait pourra être donné au biberon par la grand-mère, le papa ou la baby-sitter.
  • Pour faire participer le papa à l’allaitement.
  • Pour faciliter le passage au biberon.

Les bienfaits de l’allaitement

Les bienfaits de l’allaitement

Si le choix de l’allaitement suscite de nombreux doutes et questionnements chez les jeunes mères, qui ne connaissent pas encore les gestes pour bien nourrir leur enfant, il faut souligner que, une fois les doutes dissipés, l’allaitement devient un moment privilégié à partager avec son bébé : un moment pendant lequel se crée un lien affectif et sensoriel unique entre la mère et l’enfant. Enfin, sachez également que l’allaitement facilite l’amincissement de la maman.

Au-delà de ces aspects “humains” et psychologiquement importants, l’allaitement a également l’avantage de répondre parfaitement aux besoins du nourrisson. En effet, le lait maternel contient tout ce dont le nouveau-né a besoin pour grandir : des protides, lipides, glucides, vitamines, sels minéraux, le tout étant adapté au système digestif du nouveau-né et réparti de façon équilibrée.

Le lait maternel apporte de plus des anticorps qui renforcent les défenses immunitaires du bébé. En règle générale, un enfant allaité est plus résistant qu’un enfant nourri au lait artificiel dans les premiers mois de la vie. C’est pourquoi l’Organisation mondiale de la santé (OMS), recommande un allaitement jusqu’à six mois.

Allaiter reste donc le meilleur moyen de répondre aux besoins de votre bébé. Mais même si l’allaitement est un processus naturel, il peut parfois être difficile à mettre en place ; le soutien de l’entourage et des équipes médicales et para-médicales est un facteur de réussite important. Au-delà de l’aspect physiologique, la mère a un réel travail psychique à faire ; plus elle aura confiance, plus l’allaitement se déroulera facilement.

Enfin, si l’allaitement a de nombreux avantages et de nombreuses adeptes, il ne faut pas non plus en faire un acte obligatoire. Certaines femmes qui ont décidé de ne pas allaiter leur enfant, culpabilisent, et reprochent que l’allaitement est aujourd’hui quasi imposé !

La montée de lait

La montée de lait

La nature a tout prévu pour que la mère puisse donner à son bébé tout ce qu’il lui faut pour se nourrir et se développer.

Le processus de lactation débute pendant la grossesse. En effet, dès le début de la grossesse, les seins se modifient sous l’influence de toute une série d’hormones. L’aréole s’élargit et change de couleur, et la glande mammaire se développe à mesure que le nombre des cellules sécrétrices de lait augmente.

La montée de lait et le process de lactation résultent donc de l’influence de différentes hormones qui “commandent” la lactation.

La principale hormone en cause est la prolactine (libérée par une petite glande située à la base du cerveau).

Après la naissance, les glandes mammaires produiront d’abord le colostrum, liquide jaune orangé riche en protéines, sels minéraux et éléments immunitaires. Cette substance est produite en petites quantités, mais adaptées aux capacités digestives de votre bébé. Elles sont tout à fait suffisantes dans les heures qui suivent la naissance.

La production de colostrum cesse au bout de 3 à 5 jours après la naissance pour être remplacé par un lait de transition ; commence alors la montée de lait, les seins sont plus tendus et gonflés.

Mais il faut souvent compter 10 à 15 jours pour que la lactation soit bien établie.

Sachez aussi qu’il n’y a pas de fréquence idéale pour les tétées les premiers jours. L’allaitement à la demande reste le meilleur moyen de répondre aux besoins du nourrisson.

Les positions d’allaitement

Les positions d’allaitement

Pour que l’allaitement se passe bien, il est essentiel de trouver “votre” bonne position. Car oui, il n’y a pas qu’une, mais de nombreuses positions pour allaiter !

L’important, c’est avant tout de trouver la position dans laquelle vous et votre bébé vous sentez à l’aise : il est essentiel que vous soyez confortablement installée et détendue pendant l’allaitement. Les séances d’allaitement sont surtout au début fréquentes et d’une certaine durée. Autant profiter de ce moment privilégié dans les meilleures conditions !

Pour être totalement sereine durant l’allaitement, pensez tout d’abord à faire le calme autour de vous : décrochez le téléphone, éteignez votre portable, etc. Si cela vous aide à vous relaxer, n’hésitez pas à mettre une musique douce.

Une fois que vous aurez créé cet environnement propice, il vous faut trouver une position correcte. C’est essentiel pour réussir l’allaitement, éviter des contractures musculaires et d’autres problèmes d’allaitement comme des crevasses. 

Voici les trois positions d’allaitement les plus répandues : La position “madone”, La position “ballon de rugby”, La position allongée .

La position “madone”

La position “madone” est la position d’allaitement le plus fréquemment adoptée.

La mère est assise, le dos bien droit, en se calant si besoin avec un coussin.
Le ventre du bébé est positionné contre celui de la mère, tout son corps est tourné vers elle. Le bébé est soutenu par le bras, sa tête dans le creux du coude de la mère.

La position “ballon de rugby”

D’accord, le terme est un peu particulier… pourtant il est assez courant. La position “ballon de rugby” ressemble beaucoup à la position “madone”. Sauf que le bébé n’est pas allongé sur les genoux de sa mère, avec le ventre collé contre celui de la mère, sinon de côté : en effet, le bébé est installé sur le côté, ses pieds vers l’arrière et son corps sous le bras de la mère. Comme un ballon de rugby qui est tenu bien fermement par un joueur sous le bras.

La position “ballon de rugby” peut être conseillée en cas de douleurs ou de crevasses.
Elle peut également être utilisée : pour allaiter simultanément des jumeaux, si vous avez des seins volumineux ou si vous avez eu une césarienne.

La position allongée

L’allaitement en position allongée est très relaxante pour la mère et l’enfant.

Dans cette position, la mère est allongée sur le côté, les jambes repliées, un coussin éventuellement placé derrière le dos. Le bébé est allongé sur le côté, face à la mère.

La position allongée est pratique après une césarienne ou si la position assise est inconfortable. Elle permet aussi de se reposer tout en allaitant.

Quelques conseils pour que l’allaitement se passe bien :

Qu’elle que soit la position d’allaitement que vous choisirez, il faut bien caler votre dos, en vous aidant de coussins ou, encore mieux, d’un coussin d’allaitement, ou encore en posant vos pieds sur un tabouret bas.

Autre conseil : changez votre position d’allaitement à chaque tétée. En fonction de son positionnement, votre bébé exercera une autre pression sur des endroits différents du mamelon.

Note : si vous avez accouché par césarienne, vous aurez peut-être des difficultés à trouver une position confortable. N’hésitez alors pas à demander conseil à votre sage-femme ou à votre médecin.

Aussi n’oubliez pas de respecter certaines règles d’hygiène élémentaires, comme : se laver les mains, garder les seins au sec entre deux tétées (en utilisant si besoin des compresses propres ou des coussinets d’allaitement).

Le coussin d’allaitement

Le coussin d’allaitement ressemble à une sorte de traversin en forme de croissant de lune et peut être utilisé de multiples façons. Il est votre meilleur allié en période d’allaitement – et même pendant la grossesse !

En effet, le coussin d’allaitement peut vous soulager et atténuer de multiples “maux de grossesse” : jambes lourdes, lombalgies, sciatiques … C’est pourquoi on parle également de coussin de maternité.

Pendant l’allaitement, le coussin de maternité vous permet de bien caler votre bébé – et vous-même – dans une position confortable et qui facilite en même temps la prise du sein. Vous pouvez par exemple caler le coussin d’allaitement sous votre coude et poser votre bébé sur le coussin pour le surélever, permettant ainsi un bon maintien du bébé.

Selon vos besoins, vous avez alors le choix entre différentes tailles, formes, tissus, remplissages etc. Vous n’aurez que l’embarras du choix ! Voici quelques conseils pour vous aider à sélectionner LE coussin d’allaitement qui soit adapté à vos besoins personnels :

Le remplissage

Microbilles de polystrène, céréales, fibre creuse, laine vierge, mousses… Il existe de nombreux matériaux de remplissage pour coussins d’allaitement. Lors de votre choix, veillez à ce que le remplissage :

  • soit confortable et malléable : le coussin d’allaitement doit être assez souple pour adopter la forme souhaitée et permettre une bonne manipulation, mais il ne doit pas être trop mou pour bien caler bébé.
    Sont malléables les coussins en microbilles de polystyrène, en granulés de liège, en épeautre, …
  • ne présente pas de danger pour votre enfant : par exemple des remplissages aux céréales pourraient contenir des spores fongiques, les microbilles en polystyrène des substances cancérigènes, …

Quel que soit le remplissage que vous choisirez, veillez à ce qu’un certificat (BIO, Toxproof, Oeko-tex, …) garantit l’absence de substances toxiques.

Voici les avantages et inconvénients de différents remplissages :

Les céréales

Les remplissages aux céréales (le plus souvent l’épeautre) ont plusieurs avantages :

  • c’est un matériel naturel, maniable et très silencieux (pas de bruit de bruissement)
  • si les céréales sont traités de manière adéquate, ce remplissage peut aussi être adapté aux personnes allergiques.

Les inconvénients :

  • les remplissages aux céréales ne sont pas lavables : il est donc important d’utiliser une housse lavable !
  • ils sont relativement lourds, donc difficiles à transporter. En revanche, ils offrent un meilleur maintien que les remplissages légers.

Fibre creuse Polyester (PES)

PES est le sigle international pour “Polyester”.

Les fibres creuses Polyester ont des propriétés similaires à celles des plumes naturelles : les remplissages au Polyester sont très doux, silencieux (pas de bruit de bruissement) et faibles en odeur.

Stables de forme, ils se prêtent particulièrement comme coussin de maintien.

Ils sont adaptés aux personnes allergiques et lavables, sèchent très vite et supportent même le sèche-linge.

Mousses (kapok)

Les remplissage en mousse sont à éviter, car ils ne sont pas malléables : une fois que l’on se positionne (ou pose le bébé) dessus, le coussin s’affaisse.

Le coussin d’allaitement : Le coussin d’allaitement : votre allié pendant et après la grossesse !

Le tissus

Trois critères sont essentiels lors du choix du tissus pour le coussin d’allaitement : confort, hygiène et sécurité.
Cela signifie que le coussin d’allaitement doit être : agréable sur la peau, libre de toxiques et facile à entretenir.

Il est donc important que votre coussin de maternité soit fourni avec une housse qui peut être lavée séparément.
Aussi, veillez à ce que la fermeture éclair de la housse soit bien intégrée dans le tissus de manière à ne pas risque de blesser bébé.

Côté matériel, on trouve souvent des housses en microfibre, agréables sur la peau et faciles à laver.

Les housses en peluche de qualité offrent encore plus de confort, mais elles ont l’inconvénient d’être moins faciles à laver (souvent elles ne sont pas lavables en machine, vous obligeant à les laver fréquemment).

Les housses en coton sont particulièrement hygiéniques, car elles peuvent être lavées à des températures très élevées. Idéalement, vous opterez pour une housse en coton bio ou certifié conforme (le coton pouvant contenir des résidus de pesticides).

Les housses de coussin d’allaitement en cuir sont plus chers, mais on l’avantage d’être doux et facilement lavable.

Il existe également des housses en éponge ou en polaire… A vous de voir quel matériel vous convient le mieux.

A ne pas négliger non plus : l’aspect esthétique ! Votre coussin d’allaitement vous accompagnera durant plusieurs mois, aussi bien dans la chambre de bébé que dans votre salon… Autant choisir un exemplaire que vous aurez plaisir à regarder !

Le coussin d’allaitement est idéal pour “caler” bébé pendant l’allaitement, mais aussi pour le poser en toute sécurité.

Les dimensions

Le choix de la taille et de la forme de votre coussin d’allaitement dépendra de l’usage que vous en ferez :

  • Pour des jumeaux, il vous faut un coussin d’allaitement suffisamment long pour faire le tour de votre taille.
  • Si vous allaitez allongée, le coussin d’allaitement doit être assez long pour vous caler tous les deux dans une position sécurisée et confortable.
  • Pour un besoin de soutien d’un seul côté, et si vous avez déjà l’habitude d’utiliser un coussin de nuque, un coussin d’allaitement petit et ferme est adapté.
  • Si votre bébé a du mal à téter, un coussin d’allaitement bien ferme (peu importe la taille) est idéal.
  • Pour poser votre bébé tout en le sécurisant, le coussin doit être suffisamment long pour bien caler bébé de tous les côtés.
    Certaines femmes utilisent un coussin d’allaitement long à la maison, et un coussin plus petit lorsqu’elles sont en déplacement.

Autres conseils :

  • Le coussin de maternité ne doit pas être trop incurvé : s’il est trop concave, il ne permet pas de positionner le bébé correctement. Un coussin en forme de banane, légèrement incurvé, est idéal.
  • La longueur indiquée peut varier selon la manière de mesurer. Ainsi, un coussin de 185 cm chez un fabricant peut correspondre à un coussin de 210 cm chez une autre marque.

Le soutien gorge et les coussinets d’allaitement

Le soutien gorge et les coussinets d’allaitement

Votre poitrine, qui s’est modifiée durant toute la grossesse, va encore évoluer lors de l’allaitement. En effet, lors de la montée laiteuse, son volume augmente.

Pour votre confort, il est donc important de choisir un bon soutien-gorge d’allaitement : il doit vous maintenir sans serrer. Et il ne doit laisser de trace ni sur vos seins, ni sur votre dos.
Pour allaiter à la maternité, choisissez un soutien-gorge d’allaitement sans armatures en coton ou en microfibre extensible. Très confortable, il s’adaptera aux variations de tailles suivant les montées de lait et vous pourrez même le porter la nuit.

D’ailleurs, vous pouvez investir dans un soutien-gorge d’allaitement dès le 8ème mois de grossesse.

Côté taille, il est conseillé de choisir une taille de bonnet en plus par rapport à votre soutien-gorge de fin de grossesse.

Le système d’ouverture

Il existe deux systèmes d’ouvertures un clip ou un aimant sur la bretelle en haut du sein, ou bien une ouverture à l’entre-bonnet. Dans les deux cas, le système d’ouverture doit vous permettre de découvrir entièrement le mamelon pour favoriser un contact peau-à-peau avec le bébé.

Et les coussinets d’allaitement ?

Il existe des coussinets qui se placent dans le soutien-gorge et absorbent les “débordements” de lait maternel en-dehors de l’allaitement. Une bonne option pour protéger le soutien-gorge.

Eviter les coussinets imperméables (mêmes s’ils peuvent paraître pratiques). Ils empêchent l’aération du bout de sein, favorisant ainsi la macération et, de ce fait, des problèmes de mycoses ou des crevasses.

L’alimentation de la mère

On a tendance à l’oublier, mais l’allaitement induit une dépense d’énergie supplémentaire d’environ 500 calories par jour pour la mère. Une alimentation adaptée est donc indispensable pour subvenir aux besoins et garantir le bien-être de l’enfant et de la mère !

Afin d’éviter certaines carences et les risques d’anémie, une mère qui allaite doit augmenter son apport en protéines et calcium. Un bon apport en vitamines est également essentiel. Si vous êtes végétalienne, vous devez recevoir un apport en vitamine B12.

Vous l’aurez compris : la période d’allaitement n’est pas le moment idéal pour commencer un régime. En plus, en utilisant les graisses accumulées pendant la grossesse, allaiter permet souvent de perdre du poids. Une mère allaitante doit donc veiller à une alimentation équilibrée et variée, riche en calcium.

L’alimentation de la mère qui allaite son bébé au sein doit notamment contenir :

  • fruits et légumes : au moins 5 par jour;
  • pains, produits céréaliers, pâtes, riz, pommes de terre : à chaque repas selon l’appétit;
  • fromages, yaourts, lait : 3 à 4 fois par jour;
  • viandes, oeufs, poissons : 1 à 2 fois par jour. Privilégiez les poissons dits gras (saumon, sardine, maquereau).

Il n’y a pas d’aliments interdits, mais certains sont à limiter, notamment :

  • les produits sucrés
  • le sel

En revanche, sont à proscrire :

  • l’alcool (même les boissons faiblement alcoolisées comme le vin, la bière, le cidre…)
  • la cigarette
  • autres substances nocives : avant de toute prise de médicament, demandez l’avis d’un médecin !

Sachez aussi que certains aliments (chou, ail…) donnent un goût particulier au lait, ce qui permet à votre bébé de s’habituer précocement à la variété des saveurs. 

Bon à savoir : certains aliments stimulent la lactation, par exemple :

  • la verveine,
  • le fenouil,
  • l’anis,
  • les lentilles

N’oubliez pas de boire suffisamment !

La soif se déclenche souvent quand l’enfant est au sein. Il est donc important de boire suffisamment lorsqu’on allaite.

Buvez selon vos besoins, sans attendre d’avoir soif : si vous ne buvez pas suffisamment, votre soif sera importante et vos urines peu abondantes et foncées. De l’eau, des tisanes, etc. sont idéales.

En revanche, comme pendant la grossesse, évitez (ou limitez la consommation) des boissons caféinées, tels que café, thé, coca, etc.

Les petits problèmes de l’allaitement

Les petits problèmes de l’allaitement

Divers problèmes peuvent survenir au cours de l’allaitement.

L’origine des difficultés, se trouve souvent un simple problème de positionnement du bébé : trop bas, il tire sur le sein et ne stimule pas la montée de lait. De toute façon, seule une sollicitation fréquente peut encourager la montée de lait.

Pas assez de lait pour allaiter ?

Un des stress le plus fréquent des mamans concerne la quantité de lait. Saviez-vous que, le plus souvent, l’impression de manquer de lait est un sentiment subjectif ? En effet, une fois la lactation établie, les seins redeviennent comme ils étaient lors de la grossesse, ni plus gros ni plus durs.

Beaucoup d’entre vous pensent produire moins de lait au bout de quelques jours ou semaines. En réalité, ce sont les besoins de votre enfant qui augmentent. Ceci explique qu’il vous réclame très souvent. S’il mouille ses couches, 5 à 6 fois par 24 heures, avec des selles molles et prend du poids tous les mois, alors vous saurez que votre bout de chou se nourrit bien et que vous avez assez de lait. Sinon vous pouvez tirer votre lait pour voir la quantité.

Celles qui estiment n’avoir pas assez de lait, “boire davantage d’eau augmentera la quantité de lait produite”

Voici les désagréments que connaissent de nombreuses femmes qui allaitent :

– Les crevasses risquent d’apparaître si le bébé ne tète pas bien (surtout s’il est mal installé). Pour les prévenir, utilisez une crème spéciale pour l’allaitement après chaque tétée. Les téterelles, ou bout de sein en silicone protégeant le bout du sein lors de la tétée, sont une solution provisoire lorsque la crevasse est vraiment douloureuse. A proscrire : les tétées trop prolongées.

– L’engorgement. Afin de l’éviter, il est important de vider totalement les seins au cours de la tétée. Si les seins sont vraiment douloureux, on peut utiliser la douche, sous un jet d’eau chaude, en massant doucement les seins.

Le sevrage

Comment se passe le sevrage ?

Quand vous sevrez bébé, prévoyez autant que possible un délai de sevrage suffisant, environ un petit mois. Attendez le moment propice pour vous deux et n’entamez pas cette nouvelle étape au moment de la percée d’une dent, d’un déménagement…

Le sevrage se fait progressivement, en décalant peu à peu les prises pour les amener doucement aux horaires souhaitées.

Commencez par remplacer une tétée par un biberon celle de la mi-journée par exemple. Puis vous pouvez donner un biberon une fois sur deux entre deux tétées. Pour finir, vous pourrez conserver uniquement les tétées du matin et du soir, et pratiquer ainsi un sevrage partiel compatible avec la reprise de votre travail.

Pour arrêter définitivement l’allaitement, remplacez d’abord la tétée du soir, puis en tout dernier, celle du matin.

A chacune de ces étapes, ne forcez pas votre bébé à boire. S’il refuse le biberon, attendez quelques minutes avant de lui proposer à nouveau. Et s’il n’en veut vraiment pas, renouvelez l’opération quelques jours plus tard. Parfois, le papa ou une tierce personne l’aideront à distinguer le sein du biberon.

D’ailleurs, il arrive souvent que l’enfant qui découvre la tétine en caoutchouc préfère vite le biberon, ce qui peut accélérer le sevrage. D’autres bébés refuseront la tétine, peu habitués au contact du caoutchouc ; comme indiqué auparavant : il faut essayer plusieurs fois et… s’armer de patience