La dilatation

La dilatation

De longues heures d’attente

Les contractions vont littéralement le pousser vers la sortie. L’ouverture du col de l’utérus (la dilatation) est progressive et se mesure en centimètres : elle est lente jusqu’à 5 ou 6 cm, plus rapide ensuite pour atteindre 10 cm. On compte 1 cm d’ouverture par heure. Si vous êtes passée par la case « salle de pré-travail », vous serez conduite en salle de travail (ou de naissance) lorsque la dilatation aura atteint environ 4 cm. Dans la plupart des maternités, le monitoring est branché en continu car c’est le meilleur moyen de vérifier que votre bébé supporte bien les contractions.
Toutes les heures, la sage-femme revient examiner et contrôler par un toucher vaginal la progression du travail. A votre entrée en salle de naissance, une perfusion a été posée sur votre avant-bras. Un cathéter sera posé, qui permettra d’augmenter l’efficacité des contractions si nécessaire.

La rupture de la poche des eaux

Sous la pression des contractions et du bébé, les membranes qui renferment le liquide amniotique (la poche des eaux) se rompent, si ce n’était déjà fait. Parfois, lorsque la dilatation stagne, la sage-femme provoque la rupture. Ce geste est indolore et libère des hormones, les prostaglandines, qui vont rendre les contractions plus efficaces… Si tout se passe bien, la poche des eaux est souvent préservée jusqu’en fin de dilatation car les membranes protègent le bébé.

Une respiration ample

Pendant les cours de préparation à l’accouchement, la sage-femme vous a appris à garder une respiration ample et régulière, en inspirant au moment de la montée de la contraction et en expirant profondément et longuement sur toute sa durée, sans contracter les abdominaux. Seul l’utérus doit se contracter.

La pose de la péridurale

Lorsque les douleurs deviennent intenses, vous serez probablement tentée de demander la péridurale. Il n’y a aucune raison pour qu’on vous la refuse à moins d’avoir de la fièvre ou une infection de la peau… On peut la poser dès 2 ou 3 cm de dilatation et jusqu’à 10 cm. Tant que le bébé n’est pas encore engagé dans le bassin. Vous êtes assise au bord du lit, le dos rond, et l’anesthésiste introduit entre les troisième et quatrième vertèbres lombaires un produit anesthésiant. Une quinzaine de minutes plus tard, tout le bas de votre corps est insensibilisé. Un cathéter est mis en place pour que l’anesthésiste puisse réinjecter, plus tard, une deuxième dose d’anesthésiant.

Tout s’accélère

8 cm de dilatation, 9 cm… Le travail a bien progressé et tout s’accélère. En fin de dilatation, une sonde urinaire est posée. Une vessie pleine peut être un obstacle à la descente du bébé. Gêner la décontraction musculaire du périnée. Enfin, l’envie de pousser se précise : vous voilà prête pour la prochaine étape de l’accouchement : l’expulsion.