L’expulsion

L’expulsion

La dilatation est complète

En fin de dilatation, les contractions se rapprochent et son plus longues. Elles durent 60 secondes environ et surviennent toutes les deux minutes et demie. A dilatation complète, l’utérus et le vagin ne forment plus qu’un seul tunnel dans lequel la tête de votre bébé s’engage. Dans 95% des cas, il s’est retourné au début du huitième mois et se présente la tête en bas, le menton fléchi sur la poitrine, le sommet de son crâne appuyant sur le col de l’utérus.

Premier obstacle : le bassin osseux

Il entre dans le bassin osseux par le détroit supérieur. Dans le même temps, sa tête s’oriente obliquement. Les os de son crâne ne sont pas encore soudés entre eux et leur malléabilité facilite sa progression. Une fois le détroit supérieur franchi, le bébé descend progressivement. Et effectue une deuxième rotation pour profiter au mieux des dimensions maximales de l’orifice de sortie (le détroit inférieur. Le voilà maintenant la tête tournée vers le bas, son regard pointant vers le sol.

Deuxième obstacle : les muscles du périnée

Une fois passé le bassin osseux, le bébé rencontre un nouvel obstacle, les muscles du périnée (le bassin mou) contre lesquels il va buter un certain temps. Très élastiques, ceux-ci se dilatent progressivement sous sa pression. C’est à ce moment précis que l’envie spontanée et impérieuse de pousser se fait sentir. Cette phase dite de l’expulsion dure au maximum une demi-heure, rarement plus, et environ dix minutes pour un deuxième enfant.

La poussée

Bien que la fatigue se fasse sentir, vous n’aurez pas de répit : il va maintenant vous falloir rassembler toute votre énergie pour pousser. La sage-femme vous installe en position gynécologique, les pieds dans les étriers. Lorsque la tête du bébé appuie sur le périnée, vous avez l’impression d’être au bord de l’explosion tant les tissus sont tendus. Rassurez-vous, le personnel médical est là pour vous guider et vous aider à passer ce cap.
Lorsque la sage-femme vous demande de pousser, il faut inspirer longuement au moment de la contraction, puis retenir votre souffle et pousser jusqu’à ce que vous ayez besoin de reprendre votre respiration. Toujours au cours de la même contraction, vous reprenez vos efforts expulsifs. A chaque fois, vous poussez votre bébé encore un peu plus vers l’extérieur.

Une épisiotomie est parfois nécessaire

Grâce à ces fortes poussées, la tête de votre enfant commence à pointer et l’on aperçoit ses premiers cheveux. A chaque contraction, la vulve se dilate davantage. Vient le moment où la sage-femme vous demande de ne plus pousser pour dégager la tête du bébé, qu’elle retient délicatement pour éviter une déchirure du périnée. Lorsque le bébé est un peu dodu ou que la vulve est très étroite, la sage-femme pratique une épisiotomie, destinée à agrandir l’ouverture et à faciliter la sortie de votre enfant.

De l’air, enfin ! 

Une fois la tête du bébé dégagée, la sage-femme l’incline vers le bas pour dégager l’épaule la plus haute. Puis vient la seconde épaule. Le reste glisse ensuite tout seul en quelques secondes ! C’est un moment d’une grande intensité, pour les parents bien sûr, mais aussi pour tous ceux qui assistent à la naissance.